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Étudier la médecine ou la médecine dentaire à l'étranger depuis le Canada : MCCQE, CaRMS et meilleures destinations

Étudier la médecine ou la médecine dentaire à l'étranger depuis le Canada : MCCQE, CaRMS et meilleures destinations

23.09.2026

11 min Lesezeit

Le Canada compte 17 facultés de médecine, qui pourvoient environ 3 000 places en première année chaque année. Le nombre de Canadiens qualifiés qui souhaitent obtenir l'une de ces places est bien plus élevé.

Pour beaucoup de candidats, le problème n'est pas un manque de talent. La plupart des facultés canadiennes privilégient fortement les résidents de leur propre province, exigent plusieurs années d'études de premier cycle avant l'admission et reçoivent beaucoup plus de bonnes candidatures qu'elles ne peuvent en accepter. D'excellents étudiants sont refusés chaque année, parfois plusieurs années de suite.

C'est pourquoi des milliers de Canadiens étudient la médecine ou la médecine dentaire à l'étranger avant de revenir exercer au pays. Lors du jumelage de résidence 2025, 851 diplômés internationaux en médecine ont obtenu un poste de résidence au Canada, contre 671 en 2024 et 555 en 2023. La voie du retour est réelle, et elle s'élargit. Ce guide explique quelles règles s'appliquent à votre retour, quels pays de destination conviennent aux étudiants canadiens et comment planifier vos études pour que votre diplôme vous serve au Canada.

Pourquoi tant de Canadiens regardent vers l'étranger

L'admission en médecine au Canada dépend de trois facteurs. D'abord, le nombre de places : malgré les hausses récentes, les places en première année restent peu nombreuses par rapport à la demande. Ensuite, les priorités provinciales : de nombreuses facultés réservent la majorité de leurs places aux résidents de leur province, ce qui limite les options des étudiants issus de provinces qui ne comptent qu'une ou deux facultés. Enfin, la durée du parcours : dans la plupart des provinces, il faut au moins deux à quatre ans d'études de premier cycle avant de commencer la médecine.

Étudier à l'étranger offre un autre rythme. De nombreux programmes européens accueillent les étudiants directement après le secondaire ou après un premier diplôme, enseignent entièrement en anglais et admettent sur une base transparente. Pour beaucoup de Canadiens, une attente incertaine devient ainsi un plan clair de six ans.

La médecine dentaire suit la même logique

Les facultés de médecine dentaire canadiennes n'admettent que quelques centaines d'étudiants par an, et la concurrence est forte. Un diplôme dentaire obtenu à l'étranger, combiné au processus national d'équivalence, est une voie bien connue pour revenir exercer au Canada.

Comment un diplôme de médecine étranger est reconnu au Canada

Au Canada, le retour repose sur quatre éléments : une faculté reconnue, les examens du Conseil médical du Canada, le jumelage de résidence et le permis provincial.

Élément 1 : une faculté reconnue

Votre faculté doit figurer dans le World Directory of Medical Schools avec une mention de parrainage canadien (Canada sponsor note). Cette inscription confirme que ses diplômés peuvent accéder aux examens et services du Conseil médical du Canada. Vérifier cette mention est la première étape avant de choisir un programme.

Élément 2 : les examens du CMC

L'examen d'aptitude du Conseil médical du Canada, partie I (EACMC partie I ou MCCQE Part I), évalue les connaissances médicales et la prise de décision clinique. Il est exigé pour la résidence dans toutes les provinces sauf le Québec. L'examen de la Collaboration nationale en matière d'évaluation (examen de la CNE ou NAC) évalue les compétences cliniques et est exigé par la plupart des provinces pour les diplômés internationaux qui postulent en résidence. L'EACMC partie I peut être passé depuis l'étranger, ce qui permet de s'y préparer pendant les dernières années d'études.

Élément 3 : CaRMS et le volet des diplômés internationaux

Les postes de résidence sont attribués par le Service canadien de jumelage des résidents (CaRMS). Les citoyens canadiens et résidents permanents ayant étudié à l'étranger postulent dans le volet des diplômés internationaux en médecine (DIM). Plusieurs provinces réservent des postes à ce groupe, et beaucoup de ces postes sont assortis d'une entente de retour de service, c'est-à-dire l'engagement de travailler dans la province pendant une durée définie après la résidence.

Élément 4 : le permis provincial

Après la résidence et la certification par le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada ou le Collège des médecins de famille du Canada, l'ordre provincial délivre le permis d'exercice complet. Plusieurs provinces ont également créé des évaluations de préparation à la pratique pour les médecins formés à l'étranger et expérimentés.

Ce qui s'applique à la médecine dentaire

Les dentistes formés hors du Canada et des États-Unis suivent généralement le processus d'équivalence du Bureau national d'examen dentaire du Canada (BNED ou NDEB), une série d'évaluations des connaissances fondamentales, du jugement clinique et des habiletés cliniques. Une fois ces évaluations réussies, ils passent les examens de certification du BNED et demandent leur permis provincial. Certains diplômés suivent plutôt un programme de qualification dans une faculté dentaire canadienne.

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Quels pays de destination conviennent aux étudiants canadiens ?

Les étudiants canadiens ont intérêt à choisir des programmes bien connus des autorités canadiennes et américaines. Les pays suivants sont particulièrement appréciés.

Irlande

L'Irlande est l'une des destinations traditionnelles des Canadiens. Enseignement en anglais, culture familière et longue tradition de diplômés canadiens revenus au pays en font une option attrayante.

Pologne

En Pologne, plusieurs universités proposent des programmes de médecine en anglais conçus pour les étudiants nord-américains, avec des cursus qui préparent à la fois à l'USMLE et à l'EACMC. Certains programmes permettent des rotations cliniques en Amérique du Nord, ce qui renforce une future candidature à CaRMS.

Hongrie et République tchèque

Ces deux pays proposent des programmes de six ans en anglais en médecine et en médecine dentaire, avec de grandes promotions internationales. Ils associent les standards de qualité de l'UE à un coût de la vie raisonnable, et de nombreux Canadiens y ont obtenu leur diplôme avant de rentrer au pays.

Les Caraïbes

Les écoles de médecine des Caraïbes suivent un modèle nord-américain, avec les sciences fondamentales sur l'île et des rotations cliniques dans des hôpitaux aux États-Unis et parfois au Canada. Pour les Canadiens qui veulent garder ouvertes les voies de résidence canadienne et américaine, c'est un choix stratégique.

Autres pays de l'UE

La Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et d'autres pays de l'UE proposent également des programmes en anglais. Ils conviennent particulièrement aux étudiants qui possèdent un passeport européen en plus de la citoyenneté canadienne.

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Conseils pratiques pour les étudiants canadiens

Gardez deux portes ouvertes

De nombreux Canadiens qui étudient à l'étranger se préparent à la fois à l'EACMC partie I et à l'USMLE. Une résidence aux États-Unis suivie d'un retour au Canada est un parcours courant et respecté, car les autorités canadiennes reconnaissent la formation de résidence effectuée aux États-Unis.

Vérifiez la mention de parrainage canadien

Avant de vous engager dans un programme, vérifiez que la faculté porte la mention de parrainage canadien dans le World Directory. Cette seule vérification protège votre admissibilité aux examens du CMC.

Prévoyez des stages au Canada

Des stages cliniques au Canada vous apportent des références de médecins canadiens et une bonne connaissance du système. Les deux font une réelle différence dans une candidature à CaRMS.

Comprenez le retour de service

Les ententes de retour de service sont courantes pour les postes DIM. Elles constituent une excellente porte d'entrée dans la pratique, notamment en médecine familiale et dans les régions mal desservies, et beaucoup de diplômés restent dans leur province bien après la fin de l'entente.

Étudiez tôt vos options provinciales

Les règles d'admissibilité et les examens exigés varient légèrement d'une province à l'autre. Savoir où vous voulez exercer vous aide à choisir les bons examens et les bons stages.

Comment nous vous aidons à choisir le bon programme

La bonne faculté à l'étranger est la base d'un retour réussi au Canada. Nous proposons des solutions précisément pour cela. Contactez-nous et nous vérifions individuellement laquelle de nos plus de 25 universités partenaires vous correspond, selon votre province et vos objectifs de carrière. Marcel ou un autre conseiller expérimenté de notre équipe étudiera votre parcours et vous donnera une recommandation claire.

L'avis de l'auteur

Les étudiants canadiens viennent souvent nous voir après un ou deux cycles de candidature infructueux au pays. Ce sont généralement d'excellents candidats, et ils sont souvent surpris d'apprendre combien de médecins exerçant aujourd'hui au Canada ont commencé leur parcours à l'étranger. Les chiffres des trois derniers jumelages sont clairs : la porte est plus ouverte que jamais pour les Canadiens formés à l'étranger.

Ce qui fait la différence, c'est la planification. Choisir une faculté avec la bonne inscription, préparer l'EACMC pendant les années cliniques, organiser des stages au Canada et comprendre le fonctionnement du retour de service : voilà ce qui transforme un diplôme étranger en carrière canadienne. Rien de tout cela n'est hors de portée.

J'insiste aussi sur la flexibilité. Les Canadiens qui étudient à l'étranger découvrent souvent qu'ils aiment travailler dans plus d'un système de santé. Certains font leur résidence aux États-Unis et reviennent plus tard au Canada, d'autres commencent en médecine familiale dans une petite communauté avant de se spécialiser. Un programme bien choisi à l'étranger soutient tous ces parcours, un véritable atout dans une carrière qui dure des décennies.

Si vous êtes un étudiant canadien sérieux dans votre projet de médecine, la voie de l'étranger n'est pas un détour. C'est souvent le moyen le plus rapide et le plus fiable d'atteindre votre objectif. Réservez une consultation et planifions-la ensemble.

Conclusion

  • Les 17 facultés de médecine du Canada pourvoient environ 3 000 places en première année, bien moins que le nombre de candidats qualifiés.
  • En 2025, 851 diplômés internationaux en médecine ont été jumelés à une résidence au Canada, contre 671 en 2024 et 555 en 2023.
  • Un diplôme étranger est valorisable au Canada avec une faculté inscrite au World Directory avec la mention de parrainage canadien, l'EACMC partie I, l'examen de la CNE dans la plupart des provinces et un jumelage CaRMS.
  • Les dentistes reviennent par le processus d'équivalence du BNED.
  • L'Irlande, la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et les Caraïbes sont des destinations prisées des Canadiens.

Jamais autant de Canadiens ne sont revenus au pays après des études à l'étranger pour commencer leur résidence. Avec le bon programme et un plan clair, vous pouvez en faire partie. Réservez votre consultation gratuite et laissez-nous vous aider à faire le premier pas.

Questions fréquentes

Puis-je exercer la médecine au Canada avec un diplôme européen ?

Oui. Les citoyens canadiens et résidents permanents titulaires d'un diplôme d'une faculté inscrite au World Directory avec la mention de parrainage canadien peuvent passer les examens du CMC, postuler en résidence via CaRMS et obtenir un permis provincial.

Quels examens dois-je réussir ?

L'EACMC partie I est exigé dans toutes les provinces sauf le Québec, et l'examen de la CNE est exigé par la plupart des provinces pour les diplômés internationaux qui postulent en résidence.

Qu'est-ce qu'une entente de retour de service ?

De nombreux postes de résidence pour diplômés internationaux exigent de travailler dans la province pendant une durée définie après la résidence. C'est une voie structurée vers la pratique, fréquente en médecine familiale.

Puis-je combiner un projet de carrière canadien et américain ?

Oui. De nombreux Canadiens qui étudient à l'étranger se préparent à la fois à l'EACMC et à l'USMLE. La résidence effectuée aux États-Unis est reconnue par les autorités canadiennes, ce qui garde les deux options ouvertes.

Comment les dentistes canadiens formés à l'étranger obtiennent-ils leur permis ?

Ils suivent généralement le processus d'équivalence du BNED, qui évalue les connaissances, le jugement clinique et les habiletés cliniques, puis réussissent les examens de certification du BNED et s'adressent à leur ordre dentaire provincial.

Faut-il un premier diplôme universitaire avant d'étudier la médecine en Europe ?

Non. La plupart des programmes européens admettent les étudiants directement après le secondaire, sur la base de leurs résultats en biologie et en chimie et, dans certains cas, d'un examen d'entrée ou d'un entretien. Les titulaires d'un diplôme scientifique peuvent souvent postuler aussi, et certains programmes peuvent valider une partie de leurs études antérieures.

Combien de DIM obtiennent une résidence au Canada ?

Lors du jumelage 2025, 851 diplômés internationaux en médecine ont obtenu un poste au Canada, contre 671 en 2024 et 555 en 2023. La tendance montre que la voie s'élargit pour les Canadiens bien préparés qui ont étudié à l'étranger.

Quand puis-je passer l'EACMC partie I ?

L'EACMC partie I peut être passé depuis l'étranger dès que vous remplissez les conditions d'admissibilité, ce qui permet à de nombreux étudiants de le passer peu avant la fin de leurs études. Le passer tôt vous permet d'inclure un résultat dans votre candidature à CaRMS.

Quelle université à l'étranger me convient ?

Cela dépend de votre parcours, de votre province et de vos objectifs de carrière. Contactez-nous et nous vérifions individuellement laquelle de nos plus de 25 universités partenaires vous correspond.

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À propos de l’auteur

Marcel Kloos

Dentiste autorisé à exercer en Suisse et fondateur de Medschool Experts

Marcel Kloos a fondé Medschool Experts alors qu'il étudiait lui-même à l'étranger ; depuis, plus de 500 places d'études ont été obtenues. Né à Stuttgart, il a étudié la médecine dentaire de 2015 à 2021 à Sofia et dispose d'une autorisation d'exercer suisse en médecine dentaire.

Il vit aujourd'hui à Berne et dirige Medschool Experts à plein temps en tant que propriétaire.

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