Le Staatsexamen est un examen organisé par l'État allemand, et non par l'université, qui conditionne l'accès aux professions réglementées. En France, aucun examen de ce type n'existe en médecine : le diplôme d'État de docteur en médecine est délivré par l'université, après des épreuves nationales de classement.
de l'allemand Staat, l'État, et Examen, du latin examen, l'épreuve
examen d'État, Ärztliche Prüfung, examen fédéral en Suisse
state examination
Le cursus médical français combine des examens universitaires et des épreuves nationales. Les EDN évaluent les connaissances en fin de DFASM, sur support numérique, et les ECOS évaluent les compétences cliniques face à des situations standardisées. Leur fonction première n'est pas de délivrer un droit d'exercer mais de classer les candidats en vue de l'affectation en internat. Le diplôme d'État de docteur en médecine est ensuite délivré par l'université, après la fin du troisième cycle et la soutenance de la thèse d'exercice.
Au Maroc, en Algérie et en Tunisie, le doctorat en médecine est également délivré par la faculté, après l'année de stage interne à plein temps et la soutenance d'une thèse ; la spécialisation passe par un concours national de résidanat. En Suisse, en revanche, un examen fédéral organisé par la Confédération clôt le master et conditionne l'exercice ; la logique s'y rapproche davantage du modèle allemand.
En Allemagne, l'examen d'État de médecine se décompose en plusieurs parties réparties sur le cursus, dont la première est le Physikum, et la dernière une épreuve orale et pratique. C'est l'État, et non la faculté, qui en fixe le contenu et en assure l'organisation, ce qui explique la portée nationale de ses effets, y compris en cas d'échec définitif. La plupart des universités européennes, elles, examinent elles-mêmes leurs étudiants.
Si vous étudiez dans un autre État de l'Union européenne, c'est l'université qui vous examine et qui délivre le diplôme. Dès lors que ce diplôme figure parmi les titres de médecin listés au niveau européen, il est reconnu de plein droit en France et en Belgique, sans épreuve supplémentaire, sous réserve des conditions générales d'exercice et de l'inscription à l'ordre professionnel. Pour exercer au Maroc, en Algérie ou en Tunisie, une procédure d'équivalence nationale s'applique en revanche au diplôme étranger.
Gratuit et sans engagement.