Études de médecine à l’étranger sans PASS : les 13 questions les plus posées en France
28.09.2026
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Plus de 5 000 Français étudient la médecine à l’étranger. Reconnaissance, internat, universités, coûts, âge : les réponses aux 13 questions les plus posées.
Peut-on étudier la médecine à l’étranger sans passer par le PASS ou la LAS ?
Oui. Le PASS et la LAS sont des dispositifs propres au système français. Les universités de médecine des autres pays de l’Union européenne recrutent selon leurs propres règles, et beaucoup admettent des bacheliers français directement en première année d’un cursus de six ans, sans année préparatoire éliminatoire.
La différence de logique est nette. En France, la première année sert à classer les étudiants pour un nombre limité de places. Dans une grande partie des facultés européennes, l’admission se décide avant la rentrée, sur dossier, entretien ou test selon l’établissement. Une fois inscrit, l’étudiant avance d’année en année en validant ses examens, comme dans n’importe quelle licence.
| Point de comparaison | Parcours en France | Université de l’UE |
|---|---|---|
| Entrée | PASS ou LAS, puis classement | Admission avant la rentrée, selon l’université |
| Durée de la formation de base | 6 ans (1er et 2e cycles) | 6 ans dans la plupart des pays |
| Redoublement de la première année | Pas de second PASS | Progression année par année |
| Diplôme | Diplôme d’État de docteur en médecine | Diplôme reconnu dans toute l’UE (directive 2005/36/CE) |
Combien d’étudiants français font médecine à l’étranger, et dans quels pays ?
En 2023-2024, plus de 5 000 étudiants français étaient inscrits en médecine hors de France, tous cycles confondus. La Roumanie arrive loin devant avec 2 614 étudiants, suivie de la Belgique (681), de l’Allemagne (493), de la Suisse (435) et de l’Espagne (110). Environ 1 600 bacheliers non retenus en France partent chaque année se former en Europe.
| Pays | Étudiants français (2023-2024) | Langues d’enseignement possibles |
|---|---|---|
| Roumanie | 2 614 | Français (sections francophones), anglais, roumain |
| Belgique | 681 | Français, néerlandais |
| Allemagne | 493 | Allemand |
| Suisse | 435 | Français, allemand, italien |
| Espagne | 110 | Espagnol |
Ces cinq pays ne couvrent qu’une partie de l’offre. Des cursus entièrement en anglais existent aussi en Bulgarie, en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Croatie, en Lettonie ou à Chypre. Le choix se fait surtout sur trois critères : la langue, le budget et le projet après le diplôme.
Dans quelles universités Medschool Experts accompagne-t-il les étudiants ?
Medschool Experts place des étudiants dans des universités de médecine parmi les mieux classées à l’étranger, et pas seulement dans les destinations les plus connues. L’Université Charles de Prague en est un bon exemple : fondée en 1348, c’est la plus ancienne université d’Europe centrale, et ses facultés de médecine proposent des cursus complets en anglais, reconnus dans toute l’Union européenne.
Les cursus francophones en Roumanie sont eux aussi très demandés par les bacheliers français, notamment à Cluj-Napoca et à Iași. Ils permettent d’étudier la médecine en français, dans un pays de l’UE, avec un diplôme reconnu automatiquement en France. Là aussi, Medschool Experts accompagne les candidatures.
Universités de premier plan
Par exemple l’Université Charles de Prague, avec des cursus de médecine en anglais.
Cursus en français en Roumanie
Très prisés des étudiants français, par exemple à Cluj-Napoca et à Iași.
Au-delà de ces deux exemples, nos conseillers travaillent avec le plus grand choix d’universités de médecine au monde. Quelle université correspond à votre profil, à votre langue et à votre budget se décide lors d’une consultation gratuite.
Le diplôme de médecine obtenu dans l’UE est-il reconnu en France ?
Oui. Un diplôme de médecine délivré par un État membre de l’Union européenne et inscrit à l’annexe V de la directive 2005/36/CE bénéficie d’une reconnaissance automatique en France. Il n’y a ni examen d’équivalence ni concours supplémentaire pour le diplôme de base.
La directive fixe un socle commun à toute l’Union : au moins cinq années d’études et au moins 5 500 heures d’enseignement théorique et pratique, depuis la révision de 2013 (directive 2013/55/UE). Les cursus européens de six ans dépassent ce minimum. Pour exercer, le médecin s’inscrit ensuite au tableau de l’Ordre national des médecins, qui vérifie le diplôme, la maîtrise du français et l’absence d’interdiction d’exercer.
Le point clé : la reconnaissance automatique porte sur le diplôme de médecine de base. Un titre de spécialiste obtenu dans un autre pays de l’UE est lui aussi reconnu, à condition que la spécialité figure dans l’annexe V pour ce pays et pour la France.
Peut-on revenir en France pour faire l’internat ?
Oui. Les étudiants inscrits dans une faculté de médecine de l’UE peuvent se présenter aux EDN (épreuves dématérialisées nationales) puis aux ECOS (examens cliniques objectifs et structurés), les deux épreuves qui donnent accès au troisième cycle en France depuis la réforme de 2023-2024. Les EDN ont lieu à l’automne de la sixième année, les ECOS au printemps suivant. L’inscription se prépare donc dès la cinquième année.
Le sujet est suivi de près au Parlement. En mars 2024, le sénateur de l’Hérault Christian Bilhac a demandé au gouvernement de faciliter la réintégration des étudiants formés en Europe, en rappelant qu’ils représentent l’équivalent de 10,5 % des étudiants formés en France. Plusieurs pays européens proposent en parallèle leur propre internat aux diplômés : l’Allemagne, la Suisse et la Roumanie en font partie.
Faut-il obligatoirement faire l’internat en France pour exercer en France ?
Non. Deux chemins mènent à l’exercice en France. Le premier passe par les EDN et les ECOS, puis par un internat français. Le second consiste à se spécialiser dans un autre pays de l’UE, puis à faire reconnaître le titre de spécialiste en France au titre de la même directive. Un médecin généraliste formé en Belgique, par exemple, peut ensuite s’installer en France.
Le chemin B intéresse de plus en plus d’étudiants, car il laisse le choix du pays de spécialisation. Certains terminent leur formation en Allemagne ou en Suisse, puis décident plus tard s’ils rentrent en France. L’essentiel est de choisir une université dont le diplôme figure bien dans l’annexe V de la directive.
Dans quelle langue se déroulent les cours de médecine à l’étranger ?
Trois options existent pour un bachelier français. Les cursus en français se trouvent en Belgique francophone, en Suisse romande et dans les sections francophones de plusieurs facultés roumaines. Les cursus en anglais sont les plus nombreux et couvrent une grande partie de l’Europe centrale et orientale. Les cursus dans la langue du pays, en allemand, en espagnol ou en italien, demandent un niveau solide avant la rentrée.
Dans les programmes en anglais, la langue du pays s’apprend en parallèle, souvent dès la première année. Elle devient utile à partir des stages cliniques, quand l’étudiant parle avec les patients. Un bon niveau d’anglais scolaire suffit généralement pour démarrer. Le reste vient avec les cours.
Combien coûtent des études de médecine à l’étranger ?
Les frais de scolarité en Europe commencent autour de 3 500 € par an dans les pays les moins chers et montent au-delà de 15 000 € par an dans certaines universités privées ou très demandées. À cela s’ajoutent le logement, la nourriture, les transports et le matériel. Le budget total dépend donc surtout du pays et de la ville.
| Poste de dépense | Par an | Sur 6 ans |
|---|---|---|
| Frais de scolarité (exemple) | 6 000 € | 36 000 € |
| Vie sur place (550 € par mois) | 6 600 € | 39 600 € |
| Total | 12 600 € | 75 600 € |
Cet exemple repose sur des valeurs indicatives de 2026 pour une ville universitaire d’Europe de l’Est. En Roumanie, en Bulgarie ou en Bosnie-Herzégovine, la vie sur place coûte souvent moins cher. En Belgique ou en Suisse, les frais de scolarité sont bas, mais le logement pèse davantage.
Quel baccalauréat faut-il, et y a-t-il un concours d’entrée ?
Chaque université fixe ses propres conditions. Selon l’établissement, l’admission se fait sur dossier, avec un entretien, avec un test de sciences ou de langue, ou avec une combinaison de ces éléments. Un baccalauréat général avec des spécialités scientifiques ouvre le plus de portes, mais d’autres profils sont aussi admis dans de nombreuses facultés.
Les exigences changent d’une année à l’autre et d’une université à l’autre. Le plus sûr est de faire vérifier son dossier avant de postuler : nos conseillers indiquent gratuitement quelles universités correspondent à un profil donné, dans le plus grand choix d’universités de médecine au monde. Réserver une consultation gratuite.
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Après un échec en PASS ou en LAS, peut-on encore partir étudier à l’étranger ?
Oui. Un PASS non validé ne ferme aucune porte à l’étranger. Beaucoup d’étudiants français en Roumanie, en Belgique ou en Espagne sont passés par une première année en France avant de partir. Le semestre ou l’année effectués en France restent utiles : les bases en anatomie, en biochimie et en physiologie facilitent nettement la première année à l’étranger.
Selon le profil et l’université, des crédits déjà obtenus peuvent être pris en compte. Ce point se vérifie au cas par cas, et Medschool Experts obtient régulièrement des admissions en année supérieure dans des universités reconnues. Pour savoir ce qui est possible avec votre parcours, une consultation gratuite suffit.
Est-il trop tard pour commencer médecine à 22, 25 ou 28 ans ?
Non. La plupart des universités européennes ne fixent pas d’âge maximal pour entrer en médecine. Dans une promotion internationale, il est courant de croiser des étudiants de 25 ou 30 ans qui ont déjà une licence, un premier métier ou une expérience de soignant.
Marcel Kloos, fondateur de Medschool Experts, en est un exemple : il a commencé ses études de médecine dentaire à 24 ans, en 2015, à l’Université de médecine de Sofia, en Bulgarie, dans le cursus en anglais. Diplômé en 2021, il est aujourd’hui dentiste reconnu au niveau fédéral en Suisse et vit à Berne.
Qu’en est-il des bacheliers du Maroc, d’Algérie ou de Tunisie ?
Les universités européennes admettent aussi des étudiants du Maghreb, avec un visa étudiant pour la durée des études. Le diplôme obtenu reste un diplôme de l’UE, reconnu dans tous les États membres. Pour un retour au Maroc, en Algérie ou en Tunisie, une procédure d’équivalence auprès du ministère compétent permet ensuite d’exercer dans le pays d’origine.
Pour les médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’UE, la France prévoit une voie distincte : la procédure d’autorisation d’exercice, avec les épreuves de vérification des connaissances. Étudier directement dans une université de l’UE évite ce parcours.
Combien de temps dure le parcours jusqu’au statut de médecin ?
La formation de base dure six ans dans la plupart des pays européens, comme en France. Vient ensuite la spécialisation, qui prend en France entre quatre et six ans selon la spécialité, médecine générale comprise. Au total, un bachelier de 18 ans qui part directement après le bac peut exercer comme spécialiste vers 28 à 30 ans.
Un point joue en faveur du départ direct : sans année de PASS à rejouer, aucune année n’est perdue au début du parcours. Pour un étudiant qui aurait tenté deux fois l’entrée en France, l’écart atteint vite une à deux années.
L’avis de l’auteur
Quand j’ai commencé mes études à Sofia en 2015, j’avais 24 ans et une seule inquiétude : est-ce que ce diplôme vaudrait quelque chose ailleurs ? Six ans plus tard, il m’a ouvert la reconnaissance en Suisse. Les familles françaises que nous conseillons aujourd’hui posent exactement la même question, et la réponse européenne est la même pour elles.
Ce que je constate surtout, c’est que le plus grand risque n’est pas le départ. C’est de choisir une université au hasard, sur une seule recommandation. Entre la langue, le budget et le projet de retour en France, le bon choix se prépare. C’est précisément ce que nous faisons, gratuitement, avant la moindre candidature.
Résumé
- Il est possible d’étudier la médecine dans l’UE sans PASS ni LAS, directement après le bac.
- Quelle que soit la note au bac, Medschool Experts propose des solutions pour étudier la médecine de façon planifiable, sans perdre d’année et avec un diplôme reconnu.
- En 2023-2024, plus de 5 000 étudiants français étaient en médecine à l’étranger, dont 2 614 en Roumanie.
- Medschool Experts place des étudiants dans des universités parmi les mieux classées à l’étranger, comme l’Université Charles de Prague, ainsi que dans les cursus francophones très demandés en Roumanie.
- Un diplôme de médecine de l’UE est reconnu automatiquement en France grâce à la directive 2005/36/CE.
- Le retour pour l’internat passe par les EDN puis les ECOS. Une spécialisation dans un autre pays de l’UE, reconnue ensuite en France, est aussi possible.
- Des cursus existent en français, en anglais et dans la langue du pays.
- Les frais de scolarité commencent autour de 3 500 € par an. Un exemple complet sur six ans atteint 75 600 €.
- Un échec en PASS ou un âge de 25 ans ne ferment aucune porte.
Conclusion
Les études de médecine à l’étranger sont devenues une voie ordinaire pour des milliers de jeunes Français. Le diplôme européen est reconnu, le retour en France est prévu par le droit de l’Union et le choix d’universités n’a jamais été aussi large, de l’Université Charles de Prague aux cursus en français en Roumanie.
La note au bac ne décide pas de tout. Ce qui compte, c’est le bon choix : quelle langue, quel budget, quel projet après le diplôme. Nos conseillers étudient votre dossier et vous proposent un parcours planifiable, sans perte de temps, avec un diplôme reconnu, dans le plus grand choix d’universités de médecine au monde. Réservez votre consultation gratuite.
Questions fréquentes
Faut-il une très bonne note au bac pour étudier la médecine à l’étranger ?
Non. Quelle que soit votre note au bac, Medschool Experts propose des solutions pour étudier la médecine de façon planifiable, sans perdre d’année et avec un diplôme reconnu. Le bon parcours dépend de votre profil, de la langue souhaitée et de votre budget, et se définit lors d’une consultation gratuite.
Peut-on faire médecine à l’étranger sans concours ?
Oui, dans de nombreuses universités européennes. L’admission y repose selon les établissements sur un dossier, un entretien ou un test, organisés avant la rentrée. Il n’existe pas d’équivalent du classement de fin de PASS. Une fois admis, l’étudiant progresse en validant ses examens année après année.
Un diplôme de médecine roumain est-il valable en France ?
Oui. La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis 2007. Son diplôme de médecine figure à l’annexe V de la directive 2005/36/CE et bénéficie donc de la reconnaissance automatique en France. Le médecin s’inscrit ensuite à l’Ordre national des médecins pour exercer.
Peut-on passer les EDN depuis une faculté étrangère ?
Oui. Les étudiants inscrits dans une faculté de médecine de l’UE peuvent se présenter aux EDN puis aux ECOS pour accéder à l’internat en France. Les EDN ont lieu à l’automne de la sixième année, et l’inscription se prépare dès la cinquième année d’études.
Faut-il parler anglais pour étudier la médecine à l’étranger ?
Pas forcément. Des cursus en français existent en Belgique francophone, en Suisse romande et dans des sections francophones en Roumanie. Les programmes en anglais sont toutefois les plus nombreux en Europe, et un bon niveau d’anglais scolaire suffit généralement pour démarrer.
Combien coûte une année de médecine à l’étranger ?
Les frais de scolarité commencent autour de 3 500 € par an et dépassent 15 000 € dans certaines universités. Avec la vie sur place, un budget annuel de 10 000 à 15 000 € est courant en Europe de l’Est en 2026. Le pays et la ville font la plus grande différence.
Peut-on partir à l’étranger après un échec en PASS ?
Oui. Un PASS non validé n’empêche pas une admission dans une université européenne, et les bases acquises en France facilitent la première année. Selon le profil, des crédits peuvent même être pris en compte. Une consultation gratuite permet de vérifier ce qui est possible.
Y a-t-il une limite d’âge pour étudier la médecine en Europe ?
La plupart des universités européennes n’en fixent pas. Des étudiants de 25 à 30 ans commencent régulièrement médecine après une licence ou un premier métier. Marcel Kloos, fondateur de Medschool Experts, a lui-même commencé ses études à 24 ans, à Sofia, en 2015.
Quelle option pour les bacheliers du Maroc, d’Algérie ou de Tunisie ?
Une destination très prisée est la Faculté de médecine de Foča, rattachée à l’Université publique de Sarajevo-Est en Bosnie-Herzégovine : cursus de six ans entièrement en anglais, petites promotions et 3 500 € de frais de scolarité par an. Notre agence y dispose chaque année de 15 places pour des étudiants du Maghreb.
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À propos de l’auteur

Marcel Kloos
Dentiste autorisé à exercer en Suisse et fondateur de Medschool Experts
Marcel Kloos a fondé Medschool Experts alors qu'il étudiait lui-même à l'étranger ; depuis, plus de 500 places d'études ont été obtenues. Né à Stuttgart, il a étudié la médecine dentaire de 2015 à 2021 à Sofia et dispose d'une autorisation d'exercer suisse en médecine dentaire.
Il vit aujourd'hui à Berne et dirige Medschool Experts à plein temps en tant que propriétaire.
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